Une journée de formation spécialisée a été organisée par le laboratoire El Kendi au siège d’El Kendi Industrie du Médicament, à destination des psychiatres. Cette initiative s’inscrit dans une volonté claire : offrir une formation complète, structurée et accessible sur l’électroencéphalogramme (EEG), un outil devenu incontournable dans la pratique clinique, notamment en psychiatrie et en santé mentale.
La formation s’est articulée autour de deux volets complémentaires. La partie théorique a été assurée par le Pr Leklou qui a présenté les bases techniques de l’EEG, ainsi qu’une initiation à son interprétation et à son utilisation en contexte clinique. Cette session a permis aux participants de mieux comprendre les principes de fonctionnement de cet examen et son intérêt dans l’orientation diagnostique.
La session pratique a, quant à elle, été animée par un technicien spécialisé, chargé de démontrer l’utilisation opérationnelle de l’EEG. Les participants ont ainsi pu se familiariser avec la manipulation de l’appareil, les conditions de réalisation de l’examen et les précautions nécessaires pour garantir des résultats fiables.
Interrogée par Esseha, en marge de cette journée de formation, le Dr Assia Mebarkia, assistance en psychiatrie à l’EHS « Mahfoud Boucebci » de Cheraga, a souligné l’importance capitale de cet outil dans la prise en charge des patients. Selon elle, « l’électroencéphalogramme est un examen très important », rappelant qu’il s’agit d’« un test fonctionnel largement utilisé en neurologie et en psychiatrie, notamment en santé mentale ».
La spécialiste a expliqué que l’EEG « permet de différencier les troubles psychiatriques des troubles neurologiques », un enjeu majeur dans des situations cliniques parfois complexes. Elle a précisé également que cet examen « contribue au diagnostic de certaines affections neurologiques chez les patients schizophrènes ». Certains cas, a-t-elle ajouté, peuvent être particulièrement délicats, car « certains patients épileptiques présentent des crises ou des hallucinations visuelles qui entravent le traitement ».
Dans ce contexte, l’EEG apparaît comme un outil déterminant : « Cet examen nous permet de diagnostiquer ou de détecter cette maladie concomitante, ce qui nous aide à prendre en charge les patients à l’avenir et à améliorer les soins médicaux ». Une formation qui, à l’évidence, répond à un besoin réel du terrain et renforce les compétences des praticiens au service d’une meilleure qualité de soins.
Hassina Amrouni
