En matière d’hygiène des mains, la pandémie de la Covid-19 a été un enseignement pour nous tous, à savoir que de simples gestes peuvent sauver des vies.
La journée mondiale de l’hygiène des mains célébrée en ce vendredi 5 mai 2023 n’a pourtant pas été créée à cette occasion, elle figure sur le calendrier de l’OMS depuis 2009.
La célébration de cette date est l’occasion de « souligner l’importance d’appliquer des mesures efficaces d’hygiène des mains ainsi que de prévention et de lutte anti-infectieuse sur le lieu des soins ». Se laver les mains -un geste qui peut paraître anodin pour certains- permet, en effet, « de sauver des millions de vies chaque année ».
Cette année, les différentes manifestations inhérentes à cette journée oscillent autour de la thématique centrale : « Ensemble, nous pouvons accélérer les progrès en matière d’hygiène des mains ». Visant « à souligner l’importance d’appliquer des mesures efficaces d’hygiène des mains ainsi que de prévention et de lutte anti-infectieuse sur le lieu des soins », cette journée s’adresse, selon l’OMS, à différentes parties prenantes, mais en particulier aux organisations de la société civile qui sont souvent en mesure de susciter et d’accélérer le changement, afin de contribuer à la réalisation de progrès en matière de pratiques efficaces d’hygiène des mains sur les lieux de soins, pour prévenir les infections associées aux soins de santé, y compris les infections à risque épidémique et pandémique et les infections résistantes aux antimicrobiens, dont la fréquence, l’ampleur et l’impact ne cessent de croître ».
Nul ne peut, aujourd’hui, minimiser l’importance vitale de ce geste qui, lorsqu’il est pratiqué « au bon moment et de la bonne manière » peut protéger la vie des patients et des personnels de santé.
Enfin, il faut savoir que cette pratique, en milieu hospitalier remonte à mai 1847 à l’initiative du Dr Ignace Semmelweis, obstétricien hongrois. Ce dernier était convaincu que le lavage des mains à l’hôpital limiterait la propagation de fièvre puerpérale, responsable du grand nombre de décès de femmes en couches. Mais si, à son époque, ses théories ont été décrédibilisées et rejetées, le temps aura fini par lui donner raison.
Hassina Amrouni
