Le ministre de la santé, le professeur Abderrahmane Benbouzid, a supervisé le lancement, ce jeudi 4 août, la cérémonie de lancement du guide spécial de prise en charge du pied diabétique, en présence d’enseignants, de chercheurs et de cadres de l’administration centrale, au niveau du ministère.
À cette occasion, le ministre de la Santé a expliqué, dans une allocution de circonstance, que le diabète est, malheureusement, une épidémie mondiale silencieuse, en augmentation continue et notable et qui menace la santé de millions d’Algériens, car un diagnostic tardif entraîne malheureusement des complications graves et multiples.
Il souligne que le pied diabétique est un dilemme majeur de santé publique , qui met en scène le la neuropathie des pieds, une mauvaise circulation sanguine dans les extrémités et une septicémie localisée : une complication grave qui entraîne une hospitalisation à long terme qui dure des semaines, voire des mois.
Le professeur Abderrahmane Benbouzid a souligné qu’environ 15% des personnes atteintes de diabète sont exposées à des plaies et des ulcères au pied, ce qui augmente leurs souffrances et la possibilité d’amputation partielle ou totale, et que le possibilité d’amputation pour les personnes atteintes de diabète augmente d’une quinzaine à vingt fois celle des personnes non infectées. « L’acte d’amputation est une tragédie. Ni le patient, ni sa famille, ni l’équipe médicale responsable de ses soins ne souhaitent vivre avec sa douleur, ce qui fait que le personnel médical ressent un échec et une frustration face à leur traitement du pied diabétique qui doit être amputé”, admet le ministre dans son exposé.
Le ministre, en tant que chirurgien orthopédique, a confirmé qu’il est difficile pour tout chirurgien d’amputer une partie du corps, mais parfois, cette amputation devient le seul salut de la gangrène en raison du manque de circulation sanguine locale, ce qui conduit à la mort des tissus, l’émission de toxines et la création de choc septique.
Pr Benbouzid rappelle que son département aspire à réduire d’un pourcentage important le taux d’amputation des personnes atteintes de diabète, sachant que la prévention de l’infection du pied diabétique est une priorité dans la politique de santé.
Le ministre de la Santé a précisé que l’éducation thérapeutique est la clé de la prise en charge du pied diabétique, car elle doit concerner principalement le patient et le thérapeute, y compris les praticiens médicaux et paramédicaux, afin de bien prendre en charge les patients diabétiques.
Le ministre insiste sur le déroulement des soins et la qualité des soins des patients sur l’ensemble du territoire national, avec un rappel des missions et responsabilités de chacun, dans le but d’améliorer la qualité de vie des patients diabétiques.
Le professeur Abderrahmane Benbouzid a également déclaré que ce guide sur la prise en charge du pied diabétique est un outil pratique, dans le but de promouvoir une compréhension plus large du défi commun que représente la prise en charge de cette complication grave.
Ali Djaber
