Oxyde de zinc utilisé dans les crèmes solaires : Un composant qui pourrait être nocif pour la peau

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Très utilisé en cosmétologie pour ses propriétés antibactériennes et déodorantes, l’oxyde de zinc est également un ingrédient phare de la composition de la plupart des crèmes solaires en raison de sa capacité à filtrer les rayons ultra-violets.

Selon le Pr James Hutchinson, titulaire de la chaire de chimie de l’université de l’Oregon et coauteur d’une nouvelle étude sur le sujet menée conjointement avec des chercheurs des universités de Leeds (Royaume-Uni) : « ce filtre minéral (autorisé dans l’Union européenne en 2016) est réputé moins nocif que les filtres chimiques pour l’écosystème marin et particulièrement les coraux ». Cependant, « associé à certains autres composants, l’oxyde de zinc perdrait rapidement de son efficacité, et pourrait même s’avérer nocif pour la peau ».

Les équipes scientifiques des universités de Leeds et de l’Oregon ont mené des séries de tests qui, dans cette certaines conditions, ont permis de constater que « la présence d’oxyde de zinc dans la composition d’une crème solaire entraînait une baisse significative de son action contre les UVA – qui pénètrent profondément dans la peau et peuvent causer rides, tâches, lésions précancéreuse et cancers de la peau ».

Ils expliquent que « le facteur de protection contre les UVA baissait d’environ 90% après application d’une crème contenant de l’oxyde de zinc et deux heures d’exposition. Le facteur de protection contre les UVA ne baissait que de 15% lorsque la crème testée ne contenait pas d’oxyde de zinc ».

Pour le Pr James Hutchinson : « l’oxyde de zinc entraîne la dégradation d’autres absorbeurs d’UV (…) La dégradation des filtres UV n’a pas seulement diminué l’efficacité de la crème solaire, elle a également entraîné une augmentation de la toxicité de la formule ».

Les industriels sont donc priés de « prendre en compte le potentiel de photodégradation induite par l’oxyde de zinc dans l’ensemble d’une formulation ou lorsque plusieurs produits sont appliqués sur la peau ». Les chercheurs estiment que « les pratiques d’essai actuelles, qui consisteraient à examiner les ingrédients individuellement plutôt que dans le cadre d’une formulation exposée à la lumière du soleil, doivent changer ».

Synthèse Hassina Amrouni

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