Pr Abderrahmane Benbouzid déroule la feuille de route stratégique pour réduire l’impact négatif de l’environnement sur la santé de nos citoyens

Présidant la cérémonie d’ouverture des activités de la célébration de la journée mondiale de la santé 2022, organisée cette année sous le slogan « Notre Planète, Notre Environnement » et sous le slogan national « Bien-être et Santé dans un Environnement Sain », le ministre de la santé, le professeur Abderrahmane Benbouzid, a prononcé une allocution où il a souligné que « notre planète est de plus en plus menacée en raison des conséquences durables de notre mode de vie qui affecte profondément la santé et le bien-être de tous ».

« La capacité de mesurer les effets pathologiques de divers facteurs environnementaux nous permet de préparer des mesures de santé préventives capables non seulement de réduire les taux de morbidité et de mortalité, mais aussi de réduire leur impact sur la charge financière du système de santé appelé à préparer inévitablement une réponse adéquate aux conséquences du changement climatique sur la santé. », précise le ministre de la santé.

D’après le ministre, une telle démarche « permettra également de travailler avec des secteurs autres que celui de la santé, dont les activités affectent un grand nombre de facteurs environnementaux fondamentaux, à savoir la qualité de l’air et de l’eau, les modes d’utilisation de l’énergie, les modes d’utilisation des terres et le développement urbain, qui affectent directement et indirectement la santé »

S’appuyant sur les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, Pr Abderrahmane Benbouzid a rappelé que 24 % de la charge de morbidité et 23 % de tous les décès sont dus à des facteurs environnementaux, 94% des maladies diarrhéiques sont causées par la dégradation de l’environnement et des habitudes saines, 20% des infections des voies respiratoires inférieures sont causées par la pollution de l’air, 44 % des atteintes sont causées par des facteurs environnementaux provoqués par des dangers sur le lieu de travail, les rayonnements et les accidents industriels.

« L’Algérie, comme de nombreux pays dans le monde, s’est engagée, à l’occasion de l’adoption de l’Agenda 2030, à ne ménager aucun effort en vue d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment celui visant à œuvrer pour garantir , pour tous à tous les âges, un mode de vie sain et prospère », dit le ministre.

« notre pays, conscient de l’enjeu fondamental de la préservation de l’environnement dans le cadre d’un développement durable, a, d’une part, ratifié divers engagements internationaux, notamment la participation à la Déclaration de Libreville en 2008, qui a conduit à l’élaboration d’un schéma directeur de travail conjoint, “santé-environnement”, et d’autre part, il travaille à inclure la dimension de l’environnement dans toutes les stratégies et tous les programmes nationaux de santé.

Afin de préserver la santé de nos concitoyens, le ministre de la santé a souligné qu’il est « nécessaire de prendre des mesures urgentes et prioritaires concernant les axes stratégiques suivants : Réduire les décès dus aux infections aiguës et aux intoxications, aux conditions climatiques difficiles et à la pollution de l’air dans les zones urbaines ; Soutenir l’identification et l’évaluation des risques environnementaux qui causent le cancer et réduire l’exposition de la population à ces facteurs, afin de réduire la propagation des cancers en Algérie, qui sont considérés comme un problème majeur de santé publique ; Réduire l’exposition aux allergènes de toute nature et renforcer l’évaluation du potentiel allergisant des substances suspectées; Identification des perturbateurs endocriniens toxiques, en réduisant l’exposition de la population à ces agents et en renforçant la surveillance et la protection contre ces agents ; Réduire les niveaux d’exposition et prendre des mesures urgentes pour protéger la population des troubles précoces de l’audition; Réduire les maladies hydriques en veillant à la préservation et à la qualité des ressources en eau; Renforcer la législation relative au logement, notamment en intégrant l’ensemble des risques liés à l’exposition aux métaux lourds. »

Dans le même contexte, le ministre a précisé que la rencontre d’aujourd’hui est l’occasion de faire le point sur cette question liée au lien entre la santé et l’environnement à travers la structuration de l’activité du secteur de la santé dans un cadre coordonné avec tous les autres secteurs; l’établissement d’un cadre de suivi et d’évaluation des actions dans une approche multisectorielle et la formation et mise à niveau des professionnels en charge des maladies liées à l’environnement.

Le ministre a souligné que toute cette stratégie ne peut être efficiente sans « la participation à long terme du mouvement associatif et des secteurs communs »

Notons enfin que l’allocution du professeur Abderrahmane Benbouzid est prononcé en présence du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique , Pr Abdelbaki Benziane, du Coordonnateur résident du Bureau des Nations Unies, du représentant de l’Organisation mondiale de la santé, des représentants des organisations des Nations Unies, du Secrétaire général du Ministère de la pêche et des produits halieutiques , ainsi que des experts de plusieurs départements ministériels.

Amina Azoune

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