Pr Adlane Zemmouchi parle de la problématique du jeûne des malades chroniques

De façon récurrente, et à l’approche du début du ramadan, la question du jeûne des malades chroniques, notamment les diabétiques et les hypertendus, revient avec insistance. Pr Adlan Zammouche, spécialiste en médecine interne à Constantine, a apporté, ce matin sur les ondes de la radio locale , sa contribution au débat .

Pour le professeur Zemmouchi, la question du jeûne ou non est une question très soulevée. Et seul, le médecin peut décider si une personne est capable de jeûner, et l’avis de la religion est clair dans ce cas.

« En tant que médecins, nous ne connaissons pas l’étendue de l’engagement du patient algérien dans la décision de ne pas jeûner », avoue-t-il.

L’Algérie compte 04 millions de diabétiques, et 05 millions d’algériens, c’est le nombre de personnes souffrant d’hypertension artérielle. Des années 2000 à nos jours, il existe un type de patients diabétiques qui utilisent quatre fois l’insuline et ont des difficultés à jeûner, explique le professeur.

« Les anciennes études indiquent qu’entre 25 à 30% des patients diabétiques de type 1, jeûnent malgré la connaissance des dangers du jeûne pour eux », rappelle le spécialiste pour indexer l’étendue de la problématique.

Le professeur Zemmouchi explique que le médecin étudie les bénéfices et les complications du jeûne pour les patients chroniques avant de prendre une décision de jeûner ou non.

Pour lui, le protocole de traitement des patients diabétiques est en pleine évolution, notamment dans la qualité des médicaments. Et les généralités qui désespéraient en Algérie sur les patients diabétiques ont complètement changé en raison du développement de la recherche et des études.

Revenant à la question du jeûne, le spécialiste précise que la qualité du médicament et ses doses sont prises en compte dans la décision d’autoriser ou non le jeûne. « Chaque patient représente un cas particulier avec une méthode de traitement et de suivi spécifique », dit-il

La manière de traiter les complications du jeûne chez les patients chroniques affectent grandement l’autorisation ou non du jeûne. La grande peur d’un diabétique est la chute de la glycémie pendant la période de jeûne. Et c’est pour ça que l’autorisation ou non du jeûne fait partie du soucis d’éviter l’impact sur la santé du patient.

Nora S.

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