Plusieurs études menées depuis plus de 15 ans affirment que la circoncision réduirait de plus de 60 % les risques d’infection par le VIH, virus du sida.
Depuis 2005, date de la première étude fort probante menée par une équipe d’épidémiologistes français, les chercheurs n’ont cessé, en effet, de s’interroger sur le rôle protecteur de la circoncision contre le VIH, parvenant à des résultats très prometteurs concernant cette maladie.
Dans une étude randomisée, des chercheurs américains qui ont découvert « des modifications des bactéries qui colonisent le pénis », affirment que « la circoncision fait quasiment disparaître les anaérobies (qui vivent sans oxygène). Or, en présence du prépuce, ces bactéries pourraient être à l’origine d’inflammations des récepteurs au VIH, augmentant leur vulnérabilité ».
Suite aux données provenant d’une méta-analyse de 28 études « jugées convaincantes » par les experts, l’OMS et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) ont décidé en 2007 « de considérer la circoncision comme un moyen supplémentaire important de réduire le risque de transmission hétérosexuelle de l’infection à VIH chez l’homme ».
Depuis, plusieurs pays africains touchés par l’épidémie ont déjà mis en place de vastes programmes de circoncision. Une mesure préventive qui ne dispense nullement des autres mesures citées dans la liste des recommandations de l’OMS et l’ONUSIDA, à savoir « le dépistage du VIH, le traitement des infections sexuellement transmissibles, la promotion de pratiques sexuelles sûres, la fourniture de préservatifs masculins et féminins et la promotion de leur utilisation correcte et régulière ».
K.B.
