BPCO: AstraZeneca dévoile une trithérapie innovante et annonce de nouveaux traitements

La table ronde consacrée à la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), organisée par AstraZeneca a été l’occasion pour les spécialistes de la santé présents de mettre en avant les enjeux liés à cette maladie respiratoire chronique ainsi que les nouvelles avancées thérapeutiques disponibles en Algérie.
Le Président du laboratoire AstraZeneca pour le Proche-Orient et le Maghreb, Rami Scander a réaffirmé au micro d’Esseha, le caractère stratégique du marché algérien pour e groupe pharmaceutique. « Pour AstraZeneca, l’Algérie est un pays très stratégique », a-t-il déclaré, évoquant plusieurs décisions visant à renforcer la présence du laboratoire dans le pays. Parmi les axes majeurs figure la fabrication locale, avec l’introduction de deux produits fabriqués en Algérie l’an dernier et l’arrivée prochaine d’un traitement innovant contre le diabète produit localement.
Le responsable a également annoncé l’introduction progressive de six traitements innovants, dont un médicament contre le cancer du poumon déjà commercialisé en 2025 et une nouvelle trithérapie administrée via un dispositif unique pour le traitement de la BPCO. Selon lui, cette trithérapie représente « le premier produit de trithérapie en Algérie » et les études ont démontré son efficacité dans la réduction de la mortalité liée à cette pathologie. Deux autres traitements anticancéreux devraient être introduits avant la fin de l’année, suivis de solutions thérapeutiques dédiées aux maladies rares en 2007.
Concernant la question des prix et l’accès aux soins, Rami Scander a insisté sur la volonté du groupe de travailler avec « toutes les parties concernées », notamment les ministères de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique, afin de rendre ces innovations accessibles au plus grand nombre. « La réduction du prix n’est pas pour le business ou la concurrence mais pour le patient », a-t-il affirmé.
De son côté, Laila Merad, Directrice générale d’AstraZeneca en Algérie, a souligné l’importance de cette rencontre pour sensibiliser davantage à une malade « sous-diagnostiquée voire non diagnostiquée » en Algérie. Elle a rappelé que la BPCO touche plus de 400 millions de personnes dans le monde et impacte lourdement la qualité de vie des patients, notamment à travers le risque cardiovasculaire.
La responsable a particulièrement mis en avant l’intérêt des nouvelles trithérapies disponibles en Algérie. Grâce à « un dispositif unique », ces traitements permettent une utilisation plus simple et favorisent l’adhésion thérapeutique des patients, un élément essentiel dans la prise en charge de cette maladie chronique sur le long terme.
Le Pr Rachida Khellafi, chef de service de Pneumo-phtisiologie, a pour sa part insisté sur l’importance du diagnostic précoce. Elle a rappelé que la BPCO concerne particulièrement les personnes de plus de40 ans et peut évoluer vers une insuffisance respiratoire chronique en l’absence de prise en charge adaptée.
La spécialiste recommande la réalisation d’une spirométrie dès l’apparition de signes tels qu’une toux matinale chronique ou une gêne respiratoire à l’effort, notamment chez les fumeurs ou ex fumeurs. Elle a également alerté sur les profils les plus à risque : « ceux qui négligent leurs symptômes », les patients multipliant les exacerbations ou encore ceux qui continuent de fumer malgré la maladie. Le sevrage tabagique, le traitement pharmacologique et l’activité physique demeurent, selon elle, des éléments essentiels pour améliorer durablement le pronostic et la qualité de vie des patients atteints de BPCO.
Hassina Amrouni

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