À l’occasion de la Journée de la médecine traditionnelle africaine, célébrée ce 31 août, le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique souligne l’importance de renforcer les données scientifiques, la réglementation et la qualification des praticiens afin de mieux intégrer les pratiques traditionnelles dans les systèmes de santé.
Dans un message publié à cette occasion, l’OMS Afrique estime que la médecine traditionnelle peut contribuer à l’amélioration de la santé des populations lorsqu’elle repose sur une base scientifique solide, une réglementation stricte et l’intervention de praticiens qualifiés.
L’organisation insiste ainsi sur la nécessité de mieux évaluer les pratiques et les produits utilisés dans la médecine traditionnelle. L’objectif est notamment de disposer de données probantes permettant d’en déterminer l’efficacité, la qualité et la sécurité.
La médecine traditionnelle occupe une place importante dans de nombreuses sociétés africaines et constitue, pour une partie des populations, un recours largement utilisé en matière de santé. Mais pour l’OMS Afrique, sa promotion doit s’accompagner d’un encadrement rigoureux afin de garantir la protection des patients.
Le renforcement de la recherche scientifique apparaît, dans ce contexte, comme un axe majeur. Il doit permettre de mieux connaître les pratiques traditionnelles, d’identifier celles dont les bénéfices peuvent être démontrés et de garantir que leur utilisation réponde aux exigences de sécurité sanitaire.
L’OMS Afrique souligne également l’importance d’une réglementation adaptée et du développement des compétences des professionnels et praticiens concernés. Ces conditions sont essentielles pour assurer une utilisation plus sûre et plus efficace de la médecine traditionnelle.
Au-delà de la valorisation du patrimoine thérapeutique africain, l’enjeu concerne également l’accès aux soins. Selon le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, le renforcement des données probantes et la promotion d’une médecine traditionnelle scientifiquement évaluée peuvent jouer un rôle important dans les efforts visant à atteindre la couverture sanitaire universelle.
À travers cette journée, l’OMS Afrique rappelle ainsi que la médecine traditionnelle ne peut contribuer pleinement à l’objectif de « la santé pour tous » que si elle s’inscrit dans une démarche fondée sur la science, la qualité, la sécurité et un encadrement réglementaire rigoureux.
Nouhad Ourebzani
