Plutôt que d’attendre que les femmes franchissent la porte d’un établissement de santé, une campagne de dépistage choisit de venir directement à elles. Les 28, 29 et 30 septembre 2026, la Maison de la presse Tahar-Djaout, à Alger, accueillera trois journées de sensibilisation et de dépistage précoce du cancer du sein destinées aux femmes travaillant dans le secteur de la communication.
C’est une approche simple, mais qui répond à un obstacle souvent rencontré dans la prévention : entre les contraintes professionnelles, le manque de temps et la tendance à repousser les examens lorsqu’aucun symptôme n’est ressenti, le dépistage peut facilement être différé. En installant pendant trois jours une action de prévention au sein même de la Maison de la presse, les organisateurs entendent donc rapprocher l’examen médical du quotidien des femmes concernées.
L’opération, programmée du 28 au 30 septembre à la Maison de la presse Tahar-Djaout, au 1er-Mai à Alger, s’adresse aux femmes journalistes ainsi qu’aux travailleuses de la presse écrite, audiovisuelle et électronique, dans les secteurs public et privé. Elle est organisée par la direction de la Maison de la presse Tahar-Djaout et le journal électronique Esseha.dz, sous le parrainage des ministères de la Communication et de la Santé.
Pour ces journées, plusieurs spécialistes issus de différentes disciplines ont été mobilisés. Les examens seront notamment assurés par la Dr Amina Abdelouahab, sénologue, la Pr Hamida Guendouz, cheffe de l’unité de chirurgie mammaire à l’EPH Djillali-Rahmouni, ainsi que le Pr Nourredine Benzidane, chef du service de chirurgie générale à l’hôpital de Kouba.
L’équipe comprend également la Pr Nadia Chibane, cheffe du service de radiologie à l’hôpital de Kouba, la Pr Fatma Seghier, cheffe du service d’oncologie médicale à l’hôpital de Sidi Ghiles, la Pr Keltoum Messahil, cheffe du service de médecine légale au CHU de Blida, et le Pr Lounas Benghanem, chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU Mustapha.
Au-delà de la consultation elle-même, l’enjeu de ces journées est de replacer le dépistage dans une démarche de proximité. La détection précoce du cancer du sein permet généralement une prise en charge à un stade moins avancé et ouvre davantage de possibilités thérapeutiques. La sensibilisation conserve donc tout son intérêt, mais elle gagne en efficacité lorsqu’elle s’accompagne d’un accès réel à l’examen et, si nécessaire, d’une orientation médicale.
Organisée à quelques jours du début d’Octobre rose, cette initiative donne ainsi une dimension concrète à une campagne souvent dominée par les messages de sensibilisation. Elle rappelle surtout que la prévention ne consiste pas seulement à dire aux femmes qu’elles doivent se faire dépister : elle suppose aussi de réduire les obstacles qui les empêchent de le faire et de rapprocher les dispositifs de santé de leurs lieux de vie et de travail.
Tinhinane B
