Cancers du sang : Des mécanismes thérapeutiques pour guérir existent !

 

 

A l’occasion du mois de Septembre, dédié à la sensibilisation des cancers du sang, et dans un souci de faire connaître les différentes formes, les symptômes et les causes de ces cancers, une journée de formation a été organisée, ce mardi, au profit des journalistes Algériens spécialisés en santé par les laboratoires Janssen. La rencontre pédagogique fut aussi une occasion aux professionnels des médias d’avoir un aperçu global des contributions de Janssen à l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de ces types de cancers.

« C’est important pour nous de parler des patients atteints des cancers du sang et d’être leur porte-voix », dit d’emblée Madame Doria Oughlis, Directrice Générale de Janssen-Algérie dans une déclaration au journal esseha.dz.

La responsable de Janssen, laboratoire très actif dans le domaine de l’oncologie depuis 1988, explique que « ces patients doivent être écoutés, entendus et auxquels une attention particulière doit être réservée car ce sont des petits groupes éparpillés ci et là, et non pas des millions de patients comme on peut en parler pour d’autres pathologies. Mais surtout parce que des mécanismes thérapeutiques existent, non pas pour aider le patient à vivre avec la maladie, mais surtout pour le guérir ».

Madame Doria Oughlis souligne que l’ambition de Janssen est « de contribuer à la recherche et au développement pour pouvoir guérir ces maladies qui étaient jusque-là une fatalité pour beaucoup ».

De son coté, Pr Salim Nekkal , hématologiste et chef de service au CHU de Beni Messous,  qui a animé l’atelier de formation au profit des journalistes, a parlé des différents cancers du sang, en mettant un accent particulier sur la leucémie aigüe. « Si j’insiste sur la leucémie aigüe, c’est parce qu’elle nécessite une hospitalisation du patient, alors que, pour près de 95 % des autres formes de cancer de sang, les patients sont traités en hôpital de jour », explique-t-il.

L’insistance du professeur Nekkal est justifiée par la difficulté des malades atteints de leucémie aigüe à trouver des places d’hospitalisation, y compris dans la capitale.

« Pour les autres maladies cancéreuses hématologiques, une prise en charge à titre externe est, en général, suffisante », rassure le professeur. Le seul bémol, d’après le spécialiste est que les malades, peu nombreux du fait qu’ils portent une maladie rare, doivent se déplacer vers des structures spécialisées. « Faire un diagnostic dans les grands centres doit être possible, notamment et à titre d’exemple à Oran et Tlemcen à l’Ouest, Annaba ou Constantine à l’Est, Alger au Centre, Setif aux hauts plateaux, Bechar et Ouargla au Sud », recommande Professeur Nekkal.

S’agissant des traitements, le professeur Nekkal rappelle que, depuis au moins une dizaine d’années, des molécules de plus en plus innovantes existent. Elles coûtent chers mais qui sont tout simplement extraordinaires, du fait que des maladies naguère mortelles sont aujourd’hui guérissables. « L’accès de nos malades à ces molécules est pour nous très important. Les deux ministères [la santé et l’industrie pharmaceutique, ndlr] devraient avoir plus de cohésion pour qu’on puisse disposer de ces médicaments à temps, en quantité et dans toute l’Algérie ».

Le troisième point abordé par le professeur Nekkal est que  le “supportive Care”, autrement dit les traitements symptomatiques tels que la mise à disposition de plaquettes, d’antibiotiques, de soins palliatifs, de places d’hospitalisation, est très important, surtout que les hémopathies malignes , ou les cancers du sang, ressemblent à ceux de l’oncologie , avec seule différence que ça concerne uniquement le sang.

Meriem Azoune

 

 

 

 

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