Jeûne et équilibre glycémique: Conseils pour éviter les coups de fatigue

Pendant le Ramadhan, beaucoup ressentent des baisses d’énergie au cours de la journée. Sensation de faiblesse, difficultés de concentration, envie soudaine de sucre…Ces signes sont liés aux variations de la glycémie, c’est-à-dire au taux de sucre dans le sang. Même si le jeûne modifie naturellement le rythme alimentaire, il est possible de limiter ces déséquilibres avec quelques ajustements simples.
Tout commence au s’hor. Ce repas ne doit pas être pris à la légère. Miser uniquement sur des produits sucrés –viennoiseries, céréales raffinées, confitures- provoque une montée rapide de la glycémie, suivie d’une chute quelques heures plus tard. Résultat : un coup de fatigue en pleine matinée. Pour éviter cela, il est préférable de privilégier des aliments à index glycémique modéré, comme le pain complet, les flocons d’avoine ou les légumineuses. Associés aux protéines (œufs, yaourt nature, fromage frais) et à un peu de bonnes graisses (amandes, noix), ils assurent une libération d’énergie plus progressive.
L’iftar mérite lui aussi une attention particulière. Après une longue journée, l’envie de consommer beaucoup de sucre est compréhensible. Rompre le jeûne avec quelques dattes et de l’eau est une bonne approche, car cela permet de remonter doucement la glycémie. En revanche, enchaîner avec des boissons très sucrées en grande quantité peut entraîner un pic brutal, suivi d’une sensation de fatigue en soirée.
La clé réside dans l’équilibre. Un repas composé de légumes, d’une source de protéines (poulet, œufs, légumineuses, poisson) et d’une portion raisonnable de féculents complets aide à stabiliser le taux de sucre dans le sang. Les fibres présentes dans les légumes ralentissent l’absorption du glucose, ce qui évite les variations trop importantes.
L’hydratation joue également un rôle indirect. Une légère déshydratation peut accentuer la sensation de fatigue. Répartir la consommation d’eau entre l’iftar et le coucher contribue à maintenir une meilleure forme générale.
Il est aussi utile d’adapter son rythme. Planifier les tâches les plus exigeantes le matin, lorsque l’énergie est plus stable, et s’accorder des moments de repos dans la journée peut faire la différence.
Enfin, pour les personnes atteintes de diabète ou de troubles métaboliques, un avis médical est indispensable avant d’observer le jeûne. Un suivi adapté permet de concilier pratique religieuse et sécurité.
Hassina Amrouni

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accept Read More