En marge des Journées scientifiques de Tikjda dédiées, cette année, à la médecine légale, Esseha.dz s’est rapproché du Pr Rachid Belhadj, président de l’Académie Algérienne de développement des Sciences médico-Légales, qui est revenu succinctement sur les grands axes abordés lors de ce rendez-vous scientifique.
Le Pr Belhadj a fait savoir que le débat lors de ces journées a notamment porté sur la problématique liée au « Stress et les activités médico-légales ». Les différents intervenants ont, à cette occasion relevé les grandes difficultés rencontrées sur le terrain.
Selon le Pr Belhadj, le débat a permis de mettre en exergue les conditions « très difficiles » dans lesquelles exerce le médecin légiste. « Il est soumis à une pression psychologique énorme d’où la nécessité de développer cette discipline, d’humaniser ses structures, de moderniser et d’équiper les services de médecine légale, sans oublier un suivi particulier pour ces travailleurs de la mort et pas que le médecin légiste, il y a aussi le paramédical et toutes les personnes qui gravitent autour du service de médecine légale », a fait savoir le spécialiste.
Le président de l’Académie Algérienne de développement des Sciences médico-Légales a, par ailleurs, fait savoir qu’un questionnaire national comportant 20 questions et soumis aux intéressés a permis d’appréhender de façon effective et réelle les difficultés inhérentes à l’exercice de cette profession, avouant même que « certaines réponses donnent froid dans le dos ».
Et face à ce « stress est omniprésent » qui engendre dépression et burn-out, le Pr Belhadj a réitéré la « nécessité de suivre ces personnes ».
Hassina Amrouni
