L’Établissement hospitalier universitaire 1er Novembre 1954 d’Oran a accueilli, ce mercredi, une journée scientifique et de formation consacrée à la réhabilitation des patients ayant subi une ablation du larynx à la suite d’un cancer de la gorge. Placée sous le slogan « Briser le silence et reconstruire l’avenir », cette rencontre a réuni de nombreux spécialistes venus de différentes wilayas de l’Ouest algérien.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur général de l’établissement, M. Bar Rabah, en présence du directeur général adjoint, M. Kadi Mohamed Hebri, du président du conseil scientifique de l’hôpital, le Pr Toumi Houari, ainsi que d’enseignants, médecins et experts du domaine.
Organisée par le service de chirurgie ORL sous la supervision du Pr Fergoug Ibrahim, cette manifestation scientifique avait pour objectif de mettre en lumière les avancées les plus récentes dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer du larynx ayant nécessité une laryngectomie. Les travaux ont également permis de renforcer les connaissances des professionnels de santé sur les différentes étapes de rééducation et d’accompagnement post-opératoire.
Au programme figuraient plusieurs conférences abordant les aspects médicaux du cancer du larynx, les conséquences fonctionnelles et psychologiques de l’ablation de cet organe essentiel à la parole, ainsi que l’importance d’une prise en charge multidisciplinaire associant suivi médical, rééducation orthophonique et soutien psychologique.
L’un des temps forts de cette journée a été la réalisation en direct de deux interventions chirurgicales de pose de prothèses vocales au profit de patients ayant subi une laryngectomie totale. Retransmises depuis le bloc opératoire vers la salle de conférence, ces opérations ont permis aux participants de suivre les différentes étapes de la procédure et de découvrir les techniques les plus récentes de réhabilitation vocale.
Les intervenants ont souligné que la prise en charge des patients atteints de cancer du larynx ne s’arrête pas au traitement chirurgical. Elle implique également un accompagnement global visant à restaurer les capacités de communication, favoriser la réinsertion sociale et améliorer durablement la qualité de vie des personnes concernées.
Cette rencontre a également été l’occasion de rappeler l’importance de la prévention, notamment à travers la lutte contre le tabagisme sous toutes ses formes, principal facteur de risque de ce type de cancer. Les spécialistes ont insisté sur la nécessité du dépistage précoce et d’une prise en charge rapide afin d’augmenter les chances de guérison et de limiter les séquelles de la maladie.
Nouhad Ourebzani
