Le ministère de la Santé a annoncé, ce mardi 2 juin 2026, la suspension de la grève nationale des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation du secteur public, initialement prévue les 2 et 3 juin, à la suite d’une décision rendue par le tribunal administratif.
Dans un communiqué officiel, le ministère précise que cette mesure intervient en application de l’ordonnance en référé rendue par le tribunal administratif de Blida sous le numéro 26/01182, revêtue de la formule exécutoire sous le numéro 26/216. Selon le même document, cette décision judiciaire a été notifiée au syndicat concerné par voie d’affichage.
L’ordonnance prononcée par le tribunal ordonne l’arrêt du mouvement de grève annoncé par le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de la santé publique, lequel avait déposé un préavis de grève portant sur les journées des 2 et 3 juin 2026.
À la lumière de cette décision, le ministère de la Santé a appelé l’ensemble des auxiliaires médicaux concernés à se conformer à l’ordonnance judiciaire et à respecter ses dispositions. L’objectif, souligne le communiqué, est de garantir la continuité du fonctionnement normal des établissements publics de santé, de préserver l’intérêt général et d’assurer une prise en charge optimale des patients.
Le département ministériel rappelle également qu’une séance de conciliation s’est tenue le 24 mai 2026 dans le cadre des efforts engagés pour examiner les revendications professionnelles soulevées par les représentants des travailleurs. Le ministère affirme que les canaux de dialogue et de concertation demeureront ouverts avec les partenaires sociaux, dans le respect mutuel et conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Selon le ministère, cette démarche vise à concilier la protection des droits des personnels de santé avec l’impératif de continuité du service public hospitalier, particulièrement dans des spécialités sensibles telles que l’anesthésie et la réanimation.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé réaffirme enfin son attachement au dialogue constructif et à la concertation responsable comme mécanismes privilégiés pour le traitement des questions professionnelles et sociales. Il souligne que cette approche demeure essentielle pour préserver l’intérêt général et garantir aux citoyens des prestations de santé assurées dans les meilleures conditions.
Nouhad Ourebzani
