Un spécialiste l’affirme : l’analyse antigènique utilisée en Algérie ne détecte pas Omicron

Lors d’un passage sur les ondes de Radio locale, Dr Abdel Baset Maout, Biologiste clinicien, spécialisé en virologie, a fait le tour de la question du variant Omicron.

Ainsi, le spécialiste affirme d’emblée que Omicron muté est apparu chez une personne infectée par le SIDA (dont l’immunité est très faible voire inexistante), et Omicron n’a rien à voir avec le virus de l’immunodéficience.

Il précise également que le nouveau mutant apparaît lorsqu’il se reproduit librement pendant longtemps.

Dr Maout souligne que Omicron muté est l’une des plus de 4 000 (4 000) souches du coronavirus émergent qui se sont propagées depuis le début de la pandémie.

« Le mutant Omicron est différent des autres souches et présente des changements dans sa structure externe, et la protéine S est la partie la plus modifiée (SPIKE ANTIGEN) », dit l’invité de Radio Sétif.

Il explique que le mutant Omicron (la variante de la protéine S) lui permet de se fixer aux cellules du système respiratoire humain.

La chose intéressante révélée par Dr Maout est que  « l’analyse de la détection de l’antigène ANTIGENIQUE actuellement utilisée en Algérie ne permet pas de détecter le mutant OMICRON en raison du grand changement qui s’est produit dans le récepteur membranaire de la protéine S du virus » .

Selon ce spécialiste,  « l’analyse de détection d’antigène doit être mise à jour pour permettre la détection du nouveau mutant Omicron, afin d’éviter les erreurs (les résultats de l’analyse peuvent être négatifs et la personne est infectée).

« La légère différence entre les souches n’affecte pas le système immunitaire, mais lorsque la protéine S (souche Omicron) mute, la matière est différente et le système immunitaire devient comme s’il était face à un nouveau virus et le système immunitaire ne le sait pas, ce qui est inquiétant » .

Selon les données disponibles : toutes les personnes peuvent être infectées par le mutant.

La nouvelle souche, étrangère à l’organisme qui n’a pas acquis d’immunité contre elle, est inquiétante et fait craindre.

Il est question pour certains laboratoires d’une mise à jour des vaccins pour se protéger contre le mutant Omicron.

La vitesse de propagation d’Omicron mutant est normale par rapport au reste des souches sur la base des données des pays dans lesquels l’omicron mutant s’est propagé.

Toutefois, la souche Delta reste, d’après Dr Maout, la souche la plus dangereuse depuis le début du Covid 19.

L’invité de la radio locale dit craindre l’augmentation du nombre  de contaminés et d’hospitalisations, qui conduira à la saturation des hôpitaux.

Il atteste que toutes les données actuellement disponibles confirment que le vaccin anti-coronavirus protège contre des complications dangereuses, même s’il s’agit de la souche Omicron,et que 95% des cas graves infectés par le virus corona émergent appartiennent à des personnes non vaccinées.

« La situation épidémiologique en Algérie est stable et le nombre d’infections quotidiennes ne reflète pas pleinement le nombre de cas réels, et l’Institut Pasteur est le seul capable de détecter le type de souche.

Les mesures de prévention (masque de protection, distanciation physique, l’hygiène des mains)  l’orientation vers la vaccination doivent être respectées.

« Les hospitalisations dues à l’infection corona et le nombre de cas en soins intensifs sont l’indicateur qui prédit le danger, et l’Algérie fait partie des pays contrôlant la situation épidémiologique », dit encore Dr Maout qui explique que  « Nous sommes habitués à enregistrer une large diffusion de nouvelles souches en Algérie deux à trois mois après l’enregistrement des premières infections, et nous attendons une quatrième vague » .

Dr Abdelbasset Maout affirme que  « Nous sommes dans une étape déterminante et nous devons respecter les mesures de prévention et aller vers la vaccination pour éviter la situation épidémiologique de certains pays, et la saturation que nous connaissions auparavant dans les hôpitaux » .

« Le passeport sanitaire imposé limitera la propagation de l’infection, en particulier dans les lieux fermés témoins de surpopulation et de surpopulation, et le citoyen est le lien le plus important pour arrêter la propagation du virus et sa propagation », ajoute-t-il.

Le spécialiste fait remarquer que  « les personnes atteintes de corona se sont rétablies rapidement, car elles étaient infectées auparavant, ce qui est un indicateur confortable » .

« Le monde se dirige vers des doses supplémentaires de vaccination (la troisième dose) jusqu’à ce que la situation épidémiologique se stabilise pour rappeler et stimuler le système immunitaire ».

Se voulant optimiste, Dr Maout rappelle que les experts du monde s’attendent à la fin de Corona d’ici la fin de 2022.

Parlant de l’impact direct du Coronavirus sur la santé des personnes touchées, le biologiste affirme qu’il peut infecter n’importe quel organe du corps humain et affecter de nombreuses fonctions (diabète, lésion thyroïdienne, déséquilibre hormonal, insuffisance rénale…) d’après les tests médicaux, et on ne connaît pas les limites de l’impact du Coronavirus sur le corps humain.

Nouhad Ourebzani

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