Option thérapeutique prometteuse pour un cancer rare

Le lymphome à cellules du manteau, un cancer très très peu du grand public car on en parle peu. Il est considéré comme maladie rare qui touche une personne sur 100 000. Les hommes sont les plus touchés que les femmes avec un ratio de 3h/1f.

Si l’on aborde aujourd’hui cette maladie, c’est parce que des chercheurs de l’Institut Curie ont mis au point une nouvelle option thérapeutique  prometteuse qu’ils ont présentée ce vendredi 3 juin 2022 au congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO).

Les chercheurs français ont travaillé avec un groupe de 523 patients âgés de 65 ans et plus et atteints d’un lymphome à cellules du manteau. L’échantillon a été scindé en deux groupes : les volontaires du groupe 1 ont reçu un traitement associant thérapie ciblée (plus spécifiquement : un inhibiteur de la Bruton tyrosine kinase) et immunochimiothérapie, tandis que les participants du groupe 2 ont été traités uniquement par immunochimiothérapie.

L’équipe de scientifiques a observé que durant le temps entre le début du traitement et l’aggravation de la maladie, qu’on appelle la période médiane de progression, était de 80,6 mois chez les patients du groupe 1 contre 52,9 mois chez les patients du groupe 2, « soit une amélioration de 50 % chez les patients plus âgés atteints d’un lymphome à cellules de manteau nouvellement diagnostiqués« .

Nos résultats révèlent un bénéfice très net [de cette association] pour les patients et cette nouvelle option thérapeutique laisse entrevoir un changement de pratique clinique au niveau international”, a déclaré le Pr. Steven Le Gouill, hématologue, directeur de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie.

Le lymphome à cellules du manteau prend naissance dans le bord externe d’un ganglion lymphatique appelé zone du manteau. Le lymphome à cellules du manteau affecte plus souvent l’homme que la femme. On le diagnostique habituellement au début de la soixantaine.

En général, le lymphome à cellules du manteau est diagnostiqué au stade 3 ou 4. Il s’est souvent propagé à d’autres ganglions lymphatiques, à la moelle osseuse, à la rate et au foie. On l’observe parfois le long du tube digestif (tractus gastro-intestinal ). Dans ce cas-là, on peut parler de polypose lymphomateuse.

Nora S 

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