Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a dévoilé la liste des associations bénéficiaires de subventions financières au titre de son programme de soutien aux initiatives d’utilité publique. Au total, 83 projets, portés par 83 associations réparties dans 31 wilayas, ont été retenus.
Ce dispositif vise à renforcer le tissu associatif national en soutenant des projets à caractère social, le développement d’activités génératrices de revenus au profit des femmes, notamment en milieu rural, ainsi que l’insertion des personnes aux besoins spécifiques. L’examen de la répartition des aides fait toutefois apparaître une priorité clairement accordée aux projets liés à la santé, à l’accompagnement médico-social et à la prise en charge des personnes vulnérables.
Une part importante des financements est destinée aux associations intervenant auprès des enfants et des jeunes atteints de troubles du spectre de l’autisme, de trisomie ou d’autres troubles neurodéveloppementaux. Les subventions permettront notamment l’équipement d’espaces éducatifs spécialisés, le renforcement des capacités des professionnels et l’amélioration des services d’accompagnement psychologique, pédagogique et médical.
Parmi les structures soutenues figure la Fédération algérienne des personnes handicapées, qui mettra en œuvre un programme de formation destiné aux professionnels des centres associatifs. À Souk Ahras, la Société scientifique psycho-orthophonique Nabdh El Hayat bénéficiera également d’un financement pour développer la prise en charge des enfants souffrant de troubles du développement, de retard mental ou de difficultés d’apprentissage. Plusieurs associations implantées dans les wilayas de Béjaïa, Médéa, Tizi Ouzou, Ouargla et d’autres régions figurent également parmi les bénéficiaires.
La santé publique et la prévention des fléaux sociaux occupent également une place importante dans ce programme. À Tamanrasset, une association spécialisée dans la protection de l’enfance et l’accompagnement des femmes en situation de précarité recevra une subvention pour assurer la gestion d’un centre destiné aux personnes dépendantes aux drogues. De son côté, l’Association médiatique sur les drogues et le SIDA bénéficiera d’un appui financier pour développer des actions de prévention et de réduction des risques auprès des populations vulnérables.
Les personnes atteintes de maladies rares ou chroniques figurent également parmi les priorités. L’association Al-Rahik recevra un soutien pour la prise en charge des patients souffrant de phénylcétonurie, une maladie métabolique rare nécessitant un suivi spécifique. Dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, l’association El Amal bénéficiera d’un financement destiné à renforcer son accompagnement des personnes atteintes de cancer.
Le programme accorde par ailleurs une attention particulière à la santé de proximité. L’association Najda Humanitaire mettra en œuvre le projet « Aman », consacré à la santé de la femme en milieu rural. Les services d’aide à domicile sont également encouragés à travers des subventions accordées aux associations Les Amis du malade à Illizi et à Médéa, ainsi qu’à l’Association de protection de la famille à Laghouat, afin d’assurer un accompagnement sanitaire, psychologique et social des personnes âgées, des malades et des personnes à mobilité réduite.
À travers ce programme de financement, les pouvoirs publics réaffirment leur volonté de renforcer le partenariat avec le mouvement associatif et de rapprocher les services d’accompagnement sanitaire et social des citoyens. La forte représentation des projets consacrés au handicap, à la santé et à l’inclusion témoigne d’une orientation visant à répondre aux besoins des catégories les plus vulnérables sur l’ensemble du territoire national.
Nouhad Ourebzani
