Les travaux du 1er Atelier de formation en biologie moléculaire appliquée à l’éco-épidémiologie parasitaire ont franchi, ce mardi 21 avril, une nouvelle étape avec l’entame de leur deuxième journée à l’annexe de Institut Pasteur d’Algérie située à Sidi Fredj.
Organisé par le Laboratoire d’Éco-épidémiologie Parasitaire et Génétique des Populations relevant du département de parasitologie, cet atelier s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences scientifiques nationales face aux défis sanitaires émergents, notamment ceux liés aux maladies parasitaires dans leur environnement naturel.
Prévu sur une durée de quatre jours, cet événement scientifique ambitionne de doter les participants d’une autonomie complète dans la mise en œuvre de protocoles de diagnostic moléculaire. De l’échantillonnage sur le terrain jusqu’à l’interprétation bio-informatique des résultats, les apprenants sont appelés à maîtriser l’ensemble de la chaîne d’analyse.
Concrètement, la formation couvre plusieurs volets essentiels. Les participants apprennent à gérer la phase pré-analytique, incluant les méthodes de prélèvement et de conservation adaptées aussi bien aux matrices environnementales que biologiques. Ils sont également initiés à l’extraction des acides nucléiques, à l’optimisation des techniques d’amplification génique, ainsi qu’à l’analyse et l’interprétation des données moléculaires.
L’accent est particulièrement mis sur l’exploitation des résultats issus de l’électrophorèse et l’utilisation des outils bio-informatiques de base, permettant de confirmer l’identité des parasites détectés. L’ensemble des compétences acquises s’inscrit dans une approche intégrée dite « One Health », qui considère les interactions entre la santé humaine, animale et environnementale.
Selon une publication de l’IPA diffusésur son réseau social, les travaux vont porter sur des thématiques fondamentales telles que l’échantillonnage, la biosécurité et les techniques de lyse. L’objectif affiché était de permettre aux participants de maîtriser les étapes cruciales du prélèvement et de la préparation d’échantillons complexes, souvent déterminantes pour la fiabilité des résultats.
À travers ce type d’initiatives, l’Institut Pasteur d’Algérie confirme son rôle central dans la formation continue et le développement des compétences en matière de recherche biomédicale, contribuant ainsi au renforcement des capacités nationales en surveillance et en lutte contre les maladies parasitaires.
Nouhad Ourebzani
