En marge du 21ème Congrès de psychiatrie, organisé par l’EHS Fernane-Hanafi, en collaboration avec le service de psychiatrie du CHU Mohamed-Nedir de Tizi-Ouzou, le Dr Slimani, addictologue et thérapeute familial à l’unité d’addictologie du CHU de Tizi-Ouzou, a indiqué au micro d’Esseha que l’apport de la thérapie familiale dans la prise en charge des personnes addict, est importante pour comprendre l’essence du problème.
Selon lui, « au lieu de se focaliser uniquement sur la personne addict, il faut élargir son champ d’action pour comprendre les choses de manière globale et pouvoir déterminer ce qui a poussé une personne qui vit dans un environnement donné à s’adonner à ce genre de substances », indiquant dans ce sens que « cela peut être la conséquence d’une souffrance familiale comme cela peut être la conséquence d’une histoire lourde dans la famille parce qu’en fait, il y a des choses qui se transmettent et quand il y a un disfonctionnement relationnel dans une famille, les gens peuvent sombrer dans l’addiction ».
Pour le Dr Slimani, si les différentes approches de la thérapie familiale, aident à apporter une qualité de soin à des personnes en grande souffrance, il demeure que combattre ce fléau qu’est l’addiction aux drogues ne peut se faire en amont, en agissant au niveau de la prévention « parce qu’il est très facile de sombrer dans l’addiction mais pour s’en extraire, ce n’est pas facile », a-t-il indiqué.
Hassina Amrouni
