Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, le Dr Wassim Kouidri, a présidé ce samedi 5 septembre 2026, au siège de son département ministériel, l’ouverture d’une session de formation consacrée à l’accompagnement des opérateurs économiques du secteur pharmaceutique dans le processus de préqualification de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Organisée en coordination avec des experts de l’OMS, cette formation vise à permettre aux entreprises pharmaceutiques algériennes de mieux maîtriser les exigences techniques et réglementaires nécessaires à l’accès aux marchés internationaux du médicament, notamment aux marchés africains.
À l’ouverture des travaux, le ministre a présenté ses condoléances aux familles des victimes des incendies qui ont touché plusieurs régions du pays et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a également salué la mobilisation des opérateurs économiques de l’industrie pharmaceutique, qui ont répondu à l’appel du ministère en participant à l’élan de solidarité en faveur des populations touchées.
Sur le fond, cette session s’inscrit dans la démarche engagée par l’Algérie pour renforcer son système national de réglementation pharmaceutique et rapprocher les pratiques de l’industrie des normes et standards internationaux.
Pour le ministre, l’enjeu dépasse désormais la satisfaction des besoins du marché national. La souveraineté sanitaire doit également se traduire par la capacité de l’industrie pharmaceutique algérienne à s’imposer à l’extérieur du pays.
L’objectif affiché est donc de transformer les capacités de production nationales en une présence concrète sur les marchés internationaux et de développer les exportations pharmaceutiques, considérées comme l’un des leviers de diversification de l’économie nationale et de réduction de la dépendance aux hydrocarbures.
Le processus de préqualification de l’OMS constitue, dans cette perspective, une étape importante pour les opérateurs souhaitant accéder à certains marchés internationaux. Il implique notamment de répondre à des exigences rigoureuses en matière de qualité, de production, de contrôle et de conformité réglementaire.
Le Dr Wassim Kouidri a ainsi appelé les opérateurs concernés à s’engager pleinement dans cette démarche, assurant que le ministère de l’Industrie pharmaceutique et l’Agence nationale des produits pharmaceutiques mettront à leur disposition l’accompagnement technique et réglementaire nécessaire.
La session de formation a par ailleurs bénéficié de l’expertise de spécialistes algériens issus de la diaspora, qui ont partagé leur expérience internationale dans le domaine de la préqualification de l’OMS.
Les intervenants ont notamment présenté les bonnes pratiques ainsi que les procédures techniques et réglementaires que les établissements pharmaceutiques algériens doivent mettre en œuvre afin de répondre aux exigences internationales.
À travers cette initiative, l’Algérie cherche ainsi à franchir une nouvelle étape dans le développement de son industrie pharmaceutique : passer d’une logique centrée principalement sur la couverture des besoins nationaux à une stratégie visant également la conquête des marchés extérieurs, avec l’Afrique comme espace prioritaire pour l’expansion du médicament produit localement.
Nora S
