L’Algérie renforce ses effectifs de santé avec 24 000 nouveaux postes

 

L’Algérie a annoncé l’ouverture de 24 000 nouveaux postes au profit des personnels médical, infirmier et paramédical, dans le cadre des efforts visant à renforcer les ressources humaines du secteur de la santé et à améliorer l’accès équitable aux soins. L’annonce a été faite mercredi 26 août 2026 par le délégué algérien lors des travaux de la 76e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique.

Intervenant au cours de cette session, le représentant de l’Algérie a salué l’élaboration par l’OMS du Programme de gestion des personnels de santé en Afrique 2026-2035. Cette stratégie vise notamment à améliorer la planification, la formation et la rétention durable des professionnels de santé sur le continent. Selon le délégué algérien, ce document devrait constituer un outil particulièrement utile pour les États membres confrontés aux défis liés aux ressources humaines sanitaires.

Sur le plan national, l’Algérie a indiqué avoir engagé plusieurs mesures pour renforcer les effectifs et répondre aux besoins en personnel dans les différentes structures de santé. Parmi ces mesures figure l’ouverture de 24 000 nouveaux postes destinés aux personnels médical, infirmier et paramédical.

Une plateforme numérique a également été mise en place afin de contribuer à identifier et à combler les déficits en recrutement. Le ministère de la Santé a, par ailleurs, introduit de nouvelles dispositions visant à optimiser la gestion des postes budgétisés et à améliorer leur affectation en fonction des besoins.

Dans le détail, le dispositif prévoit notamment 14 000 nouveaux postes pour le personnel paramédical, ainsi que 2 000 postes supplémentaires destinés aux médecins. D’autres postes sont consacrés à la santé publique et aux sages-femmes, tandis que certaines catégories considérées comme prioritaires bénéficient également de recrutements spécifiques.

Le délégué algérien a notamment évoqué 1 500 postes destinés aux assistantes sages-femmes ainsi que des postes réservés aux pharmaciens de premier grade.

À travers ces mesures, les autorités sanitaires entendent renforcer progressivement les effectifs du secteur et assurer une meilleure répartition des professionnels de santé à travers le territoire national. Cette politique s’inscrit dans une démarche plus large visant à répondre aux besoins croissants de la population et à garantir un accès plus équitable aux services de santé.

L’intervention de l’Algérie devant le Comité régional de l’OMS met ainsi en avant l’importance accordée à la gestion des ressources humaines sanitaires, considérée comme l’un des leviers essentiels pour consolider les systèmes de santé et améliorer durablement la prise en charge des populations.

Nouhad Ourebzani 

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