Selon une nouvelle étude, accélérer le pas n’est pas forcément la meilleure stratégie pour réduire la graisse corporelle après la ménopause. Contrairement à une idée largement répandue, une marche pratiquée à une allure modérée pourrait même s’avérer plus efficace qu’un rythme soutenu pour favoriser la perte de masse grasse. Des résultats qui invitent à revoir certaines habitudes en matière d’activité physique après 50 ans.
Avec la ménopause, les changements hormonaux modifient progressivement le fonctionnement de l’organisme. La masse musculaire a tendance à diminuer, le métabolisme ralentit et les graisses se stockent au niveau de l’abdomen.
Pour contrer ce phénomène, beaucoup de femmes augmentent l’intensité de leurs séances de sport, pensant qu’un effort plus important permettra d’obtenir de meilleurs résultats. Des chercheurs ont pourtant voulu savoir si la vitesse de marche jouait réellement un rôle dans cette perte de graisse.
Publiée dans la revue « Nutrients, cette étude a suivi 25 femmes âgées entre 50 et 70, jusque-là sédentaires. Pendant une période de 15 à 30 semaines, elles ont marché quatre fois par semaine sur une distance de 4,8km, avec un objectif identique de dépense énergétique d’environ 300 calories par séance. Seule l’allure variait : un premier groupe avançait à environ 6,5km/h, tandis que le second marchait autour de 5,5km/h, ce qui allongeait la durée de l’exercice d’une dizaine de minutes.
A l’issue de l’étude, les femmes ayant adopté une allure plus lente ont affiché une baisse de leur masse grasse totale nettement plus importante que celles du groupe de marche rapide. En revanche, la diminution de la graisse viscérale, située autour des organes s’est révélée comparable dans les deux groupes, ce qui laisse penser que pour ce type de graisse, l’essentiel est de dépenser autant de calories, quelle que soit la vitesse de marche.
Les chercheurs rappellent que ces résultats doivent être interprétés avec prudence car seules 16 participantes ont terminé le protocole et les femmes du groupe de marche lente présentaient une masse grasse plus élevée au départ.
En pratique, cette marche lente modérée correspond à une allure confortable, qui permet de tenir une conversation sans être à bout de souffle. Réalisée entre 45 et 60 mn, quatre fois par semaines, elle représente une activité facile à intégrer au quotidien, peu traumatisante pour les articulations et susceptible d’aider, au fil des semaines, à réduire progressivement la masse grasse.
Associée à une alimentation équilibrée et à des exercices de renforcement musculaire, elle constitue une approche accessible pour mieux accompagner les changements liés à la ménopause.
Hassina Amrouni
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Perte de la graisse après la ménopause: La vitesse de la marche pourrait faire la différence
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