Pr Kamel Adjali, à esseha.dz : « Dans 80 % des cas, le cancer de la vessie vient du tabac »

La campagne de sensibilisation sur les cancers, initiée par esseha.dz pour tout ce mois de février, continue en faisant intervenir les spécialistes qui affrontent quotidiennement cette maladie sous toutes ses formes, pour nous éclairer sur ses aspects et le comportement qu’on doit tenir pour l’appréhender dans de bonnes conditions et avoir sous main le max de chances de guérir.

Aujourd’hui, c’est Pr Kamel Adjali, chef de service de chirurgie urologique au CHU de Bab El Oued, qui vient nous parler du cancer de la vessie. Ce type de cancer est important à connaître du fait de sa fréquence dans notre pays et de sa gravité.

« La plupart du temps, le cancer de la vessie se manifeste par la présence des hématuries, autrement dit de quantité anormale de sang dans les urines », indique le spécialiste.

Pr Adjali indique que la personne qui constate chez lui ce symptôme doit immédiatement aller consulter son médecin traitant ou un urologue qui procédera à l’examen par échographie de la vessie et voir si elle ne contient pas des polypes et des épaississements.

Généralement, on demande, en plus de l’échographie, un uro-scanner ou un scanner thoraco-abdomino-pelvien pour savoir si la maladie n’a pas évolué et touché d’autres organes,explique encore l’invité d’esseha.dz.

Le chef de service de chirurgie urologique précise que « dans 80 % des cas, la cause de la maladie vient du tabac. Mais aussi du travail dans la pétrochimie et des métaux lourds ».
Le traitement du cancer de la vessie, selon notre invité, dépend de l’état d’avancement de la maladie. Si le cancer est au stade dit superficiel, ne touchant pas les organes profonds de la vessie, le traitement consistera en une résection endoscopique ( grattage) jusqu’à élimination de toute la couche touchée. Ce travail sera suivi d’une chimiothérapie endovésicale pour éviter les récidives qui elles, interviennent assez vite en fonction des résultats de l’Ana-path.

Le deuxième traitement est très agressif. Il consiste à l’enlèvement de toute la vessie et des organes avoisinants. Chez l’homme, c’est la cystoprostatectomie totale, suivie d’un abouchement urétéral vers l’extérieur. Cette chirurgie est complétée par une chimiothérapie. Les résultats de cette thérapie sont satisfaisants du point de vue de survie et de qualité de vie, précise Pr Adjali.

Chez la femme, la situation est un peu plus compliquée, on procède souvent à une pelvectomie antérieure ( ablation de la vessie et de l’utérus et parfois même les ovaires), en plus du drainage des uretères vers l’extérieur pour que la personne puisse uriner des côtés via les stomies. La chirurgie est suivie également d’une chimiothérapie.
Notre invité conseille les gens de ne pas fumer et de faire le dépistage précoce.

Meriem Azoune

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