Recourir aux Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) peut être porteur de dangers pour les patients. En France, une institution sanitaire tire la sonnette d’alarme concernant son utilisation.
En effet, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a émis , la fin du mois d’avril dernier, une alerte concernant l’utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Plusieurs cas de complications infectieuses graves, parfois mortelles, ont été signalés chez des adultes et des enfants ayant pris des AINS, sur prescription ou en automédication, en mars 2023. Ces complications peuvent survenir même en cas de prise d’antibiotiques.
L’ANSM explique que l’ibuprofène et le kétoprofène, par exemple, peuvent masquer les symptômes de la fièvre ou de la douleur, ce qui peut entraîner un retard de diagnostic et de prise en charge. Il est donc conseillé, dans le cas d’une infection courante comme une angine, une infection dentaire ou une toux, de privilégier l’utilisation de paracétamol.
L’ANSM recommande également de ne pas combiner différents AINS et de les éviter en cas de varicelle. Si un traitement est nécessaire, il doit être prescrit à la dose la plus faible possible et pour la durée la plus courte possible, soit trois jours en cas de fièvre et cinq jours en cas de douleurs.
Pour les enfants, si la température ne dépasse pas 38,5°C, il n’est pas nécessaire de leur donner un médicament contre la fièvre. Des gestes simples, tels que leur enlever des couches de vêtements, les installer dans une pièce fraîche et aérée, et leur donner régulièrement à boire, peuvent aider à soulager leurs symptômes. L’ANSM rappelle l’importance de suivre ces recommandations pour éviter toute complication.
Nouhad Ourebzani
