Une nouvelle étude révèle : Le taux de diabète mondial a doublé en 30 ans

En 2022, 828 millions de personnes vivaient avec le diabète dans le monde, soit deux fois plus qu’en 1992, selon une étude publiée dans The Lancet le 13 novembre. Ce constat met en lumière un enjeu de santé publique majeur.

Selon la même source, le nombre d’adultes diabétiques a doublé en trois décennies, passant de 7 % à 14 % entre 1990 et 2022. Les régions les plus touchées sont les îles du Pacifique, les Caraïbes, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et la Malaisie, où plus de 25 % de la population adulte est atteinte, rapporte le Financial Times. À l’inverse, des pays comme la France, le Danemark et l’Espagne présentent les taux les plus faibles, oscillant entre 2 et 5 % selon le sexe.

Cette étude, qui s’appuie sur 1 108 enquêtes et 141 millions de participants, souligne les inégalités mondiales dans la prévalence et la gestion du diabète. The Guardian cite Ranjit Mohan Anjana, président de la Fondation de recherche sur le diabète de Madras et coauteur de l’étude, qui alerte sur la nécessité de politiques plus ambitieuses : “Nos résultats montrent l’importance de mesures concrètes, notamment dans les régions à faible revenu.”

Le diabète, une maladie chronique marquée par un excès de sucre dans le sang, comprend principalement deux types. Le diabète de type 1, plus rare, est causé par une insuffisance de production d’insuline par le pancréas. Le diabète de type 2, qui représente 95 % des cas selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est lié à un déséquilibre métabolique influencé par des facteurs comme le surpoids, le manque d’activité physique et une prédisposition génétique. Bien qu’il puisse souvent être évité, il reste largement sous-diagnostiqué et mal pris en charge.

Les recommandations consignées dans cette étude incluent des restrictions sur les aliments peu sains, un accès accru à des produits nutritifs et une meilleure promotion de l’activité physique. Concernant les propositions, Ranjit Mohan Anjana préconise notamment « subventions pour favoriser les aliments sains, ou la gratuité des repas équilibrés servis dans les cantines scolaires, la promotion d’espaces où l’on peut marcher et faire de l’exercice en toute sécurité en instaurant un accès gratuit aux parcs publics et aux centres de remise en forme ».

Hassina Amrouni

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