Une équipe de chercheurs de l’Université d’Helsinki a récemment mené une étude très intéressante portant sur le lien positif entre la vie en plein air et notre système immunitaire, surtout lorsque ce contact a lieu dans le jeune âge.
Pour cette étude, publiée le 21 septembre 2021 sur le site Science Alert, des enfants de 3 à 5 ans, tous citadins, ont vu leur quotidien au sein de la garderie agréablement chamboulé puisqu’ils ont, durant un mois, passé leurs journées dans des sous-bois et espaces verts, au contact direct avec la nature et le plein air.
Au terme de 28 jours, les chercheurs finlandais ont procédé à l’analyse du microbiote et des anticorps des enfants de cette garderie. Ils se sont rendus compte que « les enfants gardés à proximité de la nature avaient un système immunitaire robuste, marqué par une grande variété de bactéries, et possédaient davantage de lymphocytes T dans le sang. En comparaison, ceux qui étaient gardés dans des systèmes urbains classiques et avaient évolué dans un univers bétonné, avaient de moins +bons+ résultats ».
Pour l’équipe de scientifiques, si l’effet positif de la nature sur notre système immunitaire n’est pas établi de façon « systématique » et nécessite d’être appuyé par des données supplémentaires, il n’en demeure pas moins que l’étude en question a permis « d’étayer l’hypothèse de la biodiversité. C’est-à-dire l’idée selon laquelle la vie en ville ne permettrait pas à notre organisme d’être exposé à suffisamment de biodiversité pour se fabriquer ses armes ».
Cette étude est très importante dans le sens où les chercheurs vont plus loin dans leur idée, en estimant que « la disparition (ou diminution) progressive des espaces verts au sein des villes pourrait jouer un rôle dans le développement de maladies auto-immunes ».
Synthèse Hassina A.
