Un groupe de parlementaires de la wilaya de Laghouat a rencontré le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi, selon une information diffusée ce mercredi par le député Benelmouaz Belkacem. Cette rencontre a permis de soulever des questions brûlantes et d’obtenir des engagements qui changeront le quotidien des habitants de Laghouat et de ses environs.
Une promesse ferme : l’hôpital de 240 lits à Aflou enfin sur les rails
Parmi les annonces les plus marquantes de cette rencontres, l’enregistrement de l’hôpital de 240 lits à Aflou est enfin confirmé. Ce projet, tant attendu par la population, représente une avancée majeure. Avec une structure adaptée aux besoins actuels et un plateau technique performant, il devrait considérablement soulager le système de santé local, trop souvent dépassé par la demande. Après le mois de Ramadan, une visite ministérielle est d’ores et déjà programmée pour suivre de près l’évolution du dossier.
Un institut de formation paramédicale pour renforcer les compétences locales
Le manque de spécialistes et de personnel qualifié est un problème récurrent à Aflou. Pour pallier cela, la délégation parlementaire a obtenu la promesse d’élever l’annexe de formation paramédicale au rang d’institut. Une décision qui devrait encourager davantage de jeunes à se former sans être contraints de quitter la région. Plus d’infirmiers et de techniciens spécialisés, c’est une meilleure prise en charge des patients et une santé locale plus robuste.
Des équipements de pointe pour le Centre anti-cancer
Les patients atteints de cancer de la wilaya de Laghouat sont souvent obligés de se déplacer sur de longues distances pour suivre leurs traitements. Mais une bonne nouvelle est tombée : les accélérateurs de particules destinés au Centre anti-cancer (CAC) arriveront en avril. Un soulagement pour les malades et leurs familles, qui pourront enfin bénéficier de soins de radiothérapie sur place, sans les contraintes liées aux déplacements vers d’autres grandes villes.
Des rapports détaillés pour éclairer les décisions futures
La transparence et l’évaluation des besoins sont essentielles pour améliorer le secteur de la santé. Deux rapports détaillés seront prochainement remis au ministère : l’un sur la situation de l’hôpital de Laghouat et l’autre sur l’hôpital Abdelkader Bechra à Aflou. Ce dernier est en proie à un grave déficit en spécialistes, une situation qui ne peut plus durer. Des solutions concrètes sont attendues, et la pression est mise pour obtenir des résultats rapidement.
Une coopération universitaire pour développer la formation médicale
Former les futurs soignants est un enjeu majeur. Une initiative innovante est en discussion : la signature d’un partenariat entre l’Université de Laghouat et l’Institut de formation paramédicale. L’objectif est clair, faciliter et améliorer les formations en santé tout en limitant la dépendance aux autres instituts situés hors wilaya. Une avancée qui pourrait changer la donne pour de nombreux étudiants.
De nouvelles infrastructures pour un maillage médical plus efficace
D’autres annonces viennent étoffer les perspectives d’amélioration du secteur de la santé dans la région. Une polyclinique verra bientôt le jour à Taouiala, offrant ainsi une nouvelle solution de proximité pour les habitants. Par ailleurs, une proposition est en cours d’étude pour la construction d’un hôpital de 60 lits à Brida, qui ne sera actée qu’après l’officialisation de celui d’Aflou.
L’engagement ne s’arrête pas là. Plusieurs commissions d’enquête vont être envoyées pour auditer différentes structures de santé et évaluer les améliorations à apporter. D’autre part, les travaux du futur hôpital de 60 lits à Gueltat Sidi Saâd seront lancés dès la finalisation des études en cours.
Nora S.
