Quelques 100 millions de personnes dans le monde sont touchées par cette maladie dermatologique. Pourtant, le vitiligo n’a toujours pas de Journée mondiale reconnue par les Nations-Unis ou inscrite sur le calendrier de l’OMS. C’est pourquoi, malades et proches de malades ont décidé de lui attribuer la date du 25 juin, jour du décès de Michael Jackson, l’un des plus célèbres porteurs de cette affection cutanée. Une initiative internationale visant à recueillir 500 000 signatures a également été lancée pour être portée à la connaissance du SG des Nations-Unis.
Entre-temps, malades, associations et professionnels de la santé, profitent chaque année de cette journée, pour sensibiliser sur cette maladie qui, si elle n’est pas douloureuse, a un très fort impact psychologique.
Le vitiligo est une maladie dermatologique dépigmentante, se caractérisant par l’apparition de taches blanches sur la peau. Cette maladie, liée à la perte de mélanocytes (cellules responsables de la pigmentation de la peau par la sécrétion de mélanine), est considérée comme auto-immune.
Évoluant par poussées, le vitiligo peut s’associer à d’autres maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires (psoriasis, pelade, maladie thyroïdienne, diabète de type 1…)
On distingue deux formes de vitiligo, en l’occurrence le vitiligo généralisé -le plus fréquent- où l’extension de la maladie est généralisée et très variable et le vitiligo segmentaire, avec une apparition localisée. Celle-ci se développe le plus souvent chez l’enfant ou le jeune adulte.
La prise en charge de la maladie repose sur plusieurs thérapeutiques (crèmes topiques, mini pulses de cortisone, de photothérapie, greffes mélanocytaires…) qui agissent en bloquant la dépigmentation, induisant la repigmentation et prévenant les récidives. Toutefois, pour des résultats effectifs, le vitiligo doit être traité rapidement notamment dans les cas où il est actif et/ ou récent.
L’annonce d’un nouveau traitement, baptisé Opzelura, est en train de redonner de l’espoir aux malades. Cette crème, mise au point par le laboratoire américain Incyte et déjà autorisée depuis deux ans aux États-Unis, a reçu l’autorisation de mise sur le marché par l’Agence européenne des médicaments. L’Opzelura agit en stoppant la dépigmentation et en favorisant une « repigmentation satisfaisante de la peau après 6 mois ou plus ».
Hassina Amrouni
