Journée mondiale du vitiligo : Une maladie avec un fort impact psychologique

Nous célébrons en ce 25 juin la Journée mondiale du vitiligo, une maladie auto-immune – également appelée leucodermie ou achromie- touchant 1 personne sur 50 à 100 de la population mondiale avec une possibilité de transmission héréditaire dans 15 à 30 % des cas.
Longtemps considérée comme une maladie psychosomatique, les recherches ont démontré que le vitiligo « repose sur un mécanisme en grande partie auto-immun et une origine multifactorielle, à la fois génétique et non génétique ».
Le vitiligo se manifeste par des zones blanches sur la peau, irrégulières ou ovales et bien délimitées, avec une bordure parfois plus foncée. Ces zones dépigmentées peuvent être visibles notamment sur le visage, les mains, les pieds, les articulations et les parties génitales.
La maladie qui peut survenir à n’importe quel moment de la vie est due à la disparition progressive des mélanocytes, les cellules responsables de la pigmentation cutanée. L’impact psychologique de la maladie sur les personnes atteintes est important, surtout lorsqu’elle vraiment visible.
Il faut savoir qu’il existe deux formes de vitiligo : la forme segmentaire touchant une zone unique et la forme généralisée (la plus fréquente), grossièrement symétrique, pouvant atteindre plusieurs parties du corps.
Les nombreuses recherches effectuées autour de l’origine et des causes de cette maladie ont permis d’identifier une quinzaine de gènes associés au vitiligo. Certains de ces gènes sont impliqués dans la pigmentation de la peau, tandis que d’autres sont plutôt liés au fonctionnement du système immunitaire ou à l’apparition de maladies auto-immunes. Selon les chercheurs cela « expliquerait pourquoi 15 à 20% des personnes atteintes de vitiligo généralisé souffrent parallèlement d’une hypo- ou d’une hyperthyroïdie auto-immune (thyroïdite de Hashimoto, maladie de Basedow). De façon moins fréquente, d’autres maladies auto-immunes peuvent lui être associées, comme la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 1 ou les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin… ».
« Les personnes portant un ou plusieurs gènes ont plus de risques de développer la maladie mais ne sont pas systématiquement atteintes », précisent les scientifiques qui indiquent encore que « les facteurs déclenchants le processus immun restent encore méconnus ». Il demeure néanmoins certain que « le stress au sens médical du terme, peut favoriser l’apparition ou l’aggravation du vitiligo : stress psychologique, mais aussi stress physiologique lié à une grossesse, à un acte chirurgical, à une maladie aiguë… ».
A noter enfin qu’il est possible, aujourd’hui, de soigner le vitiligo. Selon la nature de la maladie, le dermatologue peut choisir le moyen thérapeutique le plus idoine (crèmes topiques, cortisone, photothérapie, …). Le traitement doit « permettre de bloquer la dépigmentation, induire la repigmentation et prévenir les récidives ».
Synthèse Hassina Amrouni

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