Cancers féminins :Détectés par un test des années avant leur diagnostic

 

C’est une nouvelle réjouissante rendue possible grâce aux efforts d’une équipe de recherche mixte. Des chercheurs de l’université d’Innsbruck en Autriche et du University College de Londres ont, en effet, mis au point un test pouvant détecter « avec précision des changements cellulaires pouvant conduire à un cancer du col de l’utérus potentiellement mortel ». Ce même test est capable de détecter « des marqueurs ADN d’autres cancers féminins, en faisant un potentiel test prédictif pour le cancer du sein, de l’utérus, du col de l’utérus et de l’ovaire dans le futur ».
Pour parvenir à ce résultat fort prometteur, les chercheurs dont les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Genome Medicine, le 19 octobre 2022, se sont penchés sur la méthylation de l’ADN, couche supplémentaire d’informations au-dessus de l’ADN d’une personne, pouvant être altérée par différents facteurs dont l’âge, la pollution, une mauvais alimentation ou encore le surpoids.
Un échantillon de 12554 femmes a été suivi de près. Certaines présentaient des changements cellulaires allant d’un risque faible à élevé, d’autres étaient atteintes du HPV mais sans changement de cellules cervicales, enfin les dernières ne présentaient aucun changement de cellules cervicales. A l’aide d’écouvillons cervicaux, les scientifiques ont découvert que « les modifications cellulaires pouvaient être repérées longtemps avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Et selon les résultats, le test a détecté 55% des femmes qui montreraient des changements cellulaires dans les quatre ans, parmi celles atteintes de HPV n’ayant d’abord pas montré de changement cellulaire visible au microscope ».
Selon le Dr Chiara Herzog, responsable de l’étude, « l’idée est que nous pouvons utiliser un seul cancer du col de l’utérus pour prédire quatre cancers (…). Ceux-ci recherchent des signatures de méthylation, donc des facteurs qui entraînent le cancer dans d’autres tissus comme le sein et les ovaires, de sorte que l’exposition à vie aux hormones peut également être lue par la signature de méthylation dans les cellules cervicales ».

 

Synthèse Hassina Amrouni

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