Depuis un bout de temps, il est connu de tous, dans la famille médicale, que le virus de l’hépatite C peut être présent dans l’organisme pendant 20 à 30 ans sans provoquer de symptômes, ce qui rend plus difficiles le dépistage et le diagnostic précoces de cette infection.
Toutefois, le seul moyen de confirmer qu’une personne est porteuse de l’hépatite C est de passer justement un test de dépistage. Et le meilleur dépistage est celui effectué précocement car il favorise l’accès au traitement, ce qui permet de guérir plus de 95 % des personnes atteintes d’hépatite C.
Ce dépistage précoce et la prise en charge rapide de la maladie trouve davantage sa légitimité dans le fait que l’hépatite C chronique peut provoquer une inflammation et des lésions du foie pouvant aboutir à une cirrhose ou à un cancer.
Ainsi, un diagnostic précoce est important, car il permet de prévenir les lésions et les maladies du foie.
Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic d’infection par l’hépatite C, elle peut accéder à un traitement, à des soins et à d’autres formes de soutien afin d’améliorer sa santé et de prévenir la transmission du virus aux personnes de son entourage qui sont susceptibles de le contracter.
Un diagnostic précoce a également une incidence favorable sur les efforts de prévention. En effet, une personne ayant guéri de l’hépatite C ne peut plus transmettre le virus à d’autres personnes. Cependant, elle peut être réinfectée si elle est à nouveau exposée au virus. Le traitement peut empêcher la transmission entre individus, mais il permet également de limiter la propagation au niveau de la collectivité.
En traitant les personnes porteuses de l’hépatite C, on diminue la quantité de virus en circulation dans la collectivité, ce qui réduit le risque de le contracter. Cela contribue à réduire la propagation du virus dans l’ensemble de la collectivité.
Nouhad Ourebzani
