Prononçant une allocution à l’ouverture des travaux d’un congrès international sur les maladies rares organisé à Alger, le ministre de la santé a émis des signaux rassurants sur la volonté de l’Etat Algérien de prendre en charge de façon effective les maladies rares.
“ La prise en charge des patients atteints de maladies rares constitue je peux vous l’affirmer, une de ses préoccupations en matière de santé, dans la mesure où le gouvernement a été clairement instruit ces dernières semaines à ne ménager aucun effort qu’il soit d’ordre financier, organisationnel ou de coordination, pour parvenir à la mise en place d’un processus efficient, garantissant un accès à des soins de qualité à ses patients”, dit le ministre de la santé.
Dans une tonalité d’un responsable du secteur de la santé foncièrement engagé dans la lutte pour la prise en charge réelle et entière des maladies rares, le professeur Abderrahmane Benbouzid a dit aux participants à cet évènement qui a rassemblé les équipes médicales, les scientifiques, les experts, les représentants des patients : “ j’ai fait le choix de venir vous rencontrer, de venir vous écouter, de venir vous dire que j’aimerais que nous portions ensemble ce chantier” .
Abordant les efforts fournis jusque là pour la prise en charge des patients atteints de maladies rares, le ministre a rappelé la publication d’un arrêté en 2013, fixant la liste des maladies rares (au nombre de 28), ainsi que celle des produits pharmaceutiques destinés à leurs traitements, et l’identification, l’enregistrement en Algérie des molécules servant à traiter ces pathologies, ainsi que leur commercialisation par la Pharmacie Centrale des Hôpitaux, au profit des établissements hospitaliers qui prennent en charge ces patients.
Le professeur Benbouzid a expliqué que 43 molécules sont ainsi dispensées aux malades atteints de maladies rares depuis l’année 2004 à ce jour.
“ Dès lors qu’une molécule innovante a été mise sur le marché international, l’Algérie procède aussitôt à son enregistrement et fait bénéficier ses malades et cela en dépit de leurs coûts très onéreux”, fait savoir le ministre qui mentionne que l’approvisionnement des établissements hospitaliers en ces produits pharmaceutiques n’a jamais été interrompu, et là encore, en dépit des contraintes majeures d’ordre budgétaire ; les créances des établissements hospitaliers à l’endroit de la PCH concernant ces molécules en sont une preuve tangible
Le ministre de la santé a plaidé en faveur d’une remise à niveau de la liste des maladies rares. Il a mis en exergue les dernières décisions prises par le gouvernement sur instruction du président de la République, allant dans le sens d’une meilleure prise en charge des patients atteints de maladies rares.
Nouhad Ourebzani
