Dans le cadre de la poursuite du dialogue social au sein du secteur de la santé, le secrétaire général du ministère de la Santé a reçu, jeudi 5 mars 2026 au siège du ministère à Alger, deux délégations syndicales représentant différentes catégories professionnelles du secteur. Ces rencontres, organisées séparément, s’inscrivent dans la série de consultations engagées par le ministère avec les partenaires sociaux afin d’examiner les préoccupations professionnelles des personnels de santé et de renforcer les mécanismes de concertation.
La première rencontre a réuni le secrétaire général du ministère de la Santé, Mohamed Talhi, et une délégation représentant les syndicats des infirmiers algériens, conduite par Yahiaoui Ramdane. La réunion s’est déroulée en présence des membres de la commission centrale chargée du dialogue avec les partenaires sociaux.
Cette rencontre a constitué une occasion d’échanger autour de plusieurs préoccupations professionnelles liées au corps des infirmiers, notamment celles relatives aux conditions de travail au sein des établissements de santé, au parcours professionnel et aux perspectives d’évolution de carrière.
Les représentants syndicaux ont également évoqué un certain nombre de défis rencontrés par les infirmiers dans l’exercice quotidien de leurs fonctions, notamment la charge de travail, l’organisation des services et la question de la reconnaissance professionnelle. La pratique de l’activité syndicale et les garanties liées à son exercice ont également été abordées lors des discussions.
Selon les informations communiquées à l’issue de cette réunion, les échanges ont permis de constater un rapprochement des points de vue entre les représentants syndicaux et l’administration centrale sur plusieurs dossiers. Les deux parties ont exprimé leur volonté de poursuivre le travail conjoint afin d’apporter des améliorations concrètes aux conditions professionnelles des infirmiers.
Le secrétaire général du ministère a, à cette occasion, salué le rôle central joué par les infirmiers dans le fonctionnement de la santé publique. Il a souligné que ce corps constitue un acteur essentiel de la prise en charge des patients et de la continuité des soins au sein des structures sanitaires.
Dans la même journée, le secrétaire général du ministère de la Santé a également reçu, lors d’une seconde rencontre distincte, une délégation de la syndicat indépendant des biologistes de la santé publique, conduite par le docteur Boujellal Youcef. Cette réunion s’est déroulée également en présence des membres de la commission centrale chargée du dialogue avec les partenaires sociaux.
Cette rencontre a permis d’ouvrir un espace de dialogue autour de plusieurs préoccupations professionnelles liées à l’activité des biologistes de la santé publique, notamment celles concernant l’amélioration des conditions de travail et la nécessité de mettre en place un environnement professionnel favorable permettant à ce corps d’exercer ses missions dans les meilleures conditions.
Les discussions ont également porté sur des questions relatives au statut professionnel des biologistes, au cadre réglementaire régissant leur activité ainsi qu’aux régimes indemnitaires applicables dans le secteur. Les représentants syndicaux ont par ailleurs soulevé certaines difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs fonctions au sein des laboratoires hospitaliers et des structures de santé publique.
Intervenant lors de ces deux rencontres, le secrétaire général du ministère de la Santé a rappelé que ces réunions s’inscrivent dans le cadre des orientations du ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seghir Aït Messaoudene, visant à renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux du secteur.
Il a souligné que l’amélioration des conditions d’exercice des professionnels de la santé constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients et renforcer la performance du système de santé.
Dans ce contexte, il a assuré que l’ensemble des préoccupations exprimées par les partenaires sociaux seront examinées avec attention par la commission centrale chargée par le ministre de la Santé d’étudier les revendications et propositions des différentes organisations syndicales du secteur.
Le secrétaire général a également insisté sur le fait que tous les professionnels de la santé, quels que soient leur statut, leur spécialité ou leur niveau de responsabilité, occupent une place importante dans le fonctionnement du système sanitaire national.
Il a enfin réaffirmé l’attachement du ministère de la Santé à poursuivre un dialogue constructif et responsable avec l’ensemble des partenaires sociaux, dans l’objectif d’améliorer les conditions professionnelles des personnels du secteur et de renforcer la qualité des services de santé.
En conclusion de ces rencontres, il a appelé l’ensemble des acteurs du secteur à unir leurs efforts et à travailler dans un esprit de coopération et de responsabilité afin d’atteindre un objectif commun : améliorer la qualité de la prise en charge des patients et contribuer au développement du système de santé.
Nouhad Ourebzani
